Bilan 2 ans … de bonheurS

Finalement je me rends compte que faire des billets perso m’est plus facile que de faire le guide alors une nouvelle fois cela va être le cas, et puis de toute façons c’est dans le titre…

Ceux qui me connaissent bien et sont vraiment proches pourront se demander pourquoi un tel titre après le retour en France d’une partie de mes parents venus passer 3 semaines ici avec moi et mes enfants, et surtout le soir même où je laisse ceux-ci avec leur mère pendant un mois.
Je vais pas mentir je suis triste, en fait j’ai ressenti de la tristesse sur le chemin du retour, puis j’ai même pleuré et même crié de rage, pourquoi ? Ben parce que ça fait du bien et que j’en avais besoin et puis bon j’avais mis MUSE de le lecteur CD de ma voiture alors ça aide. Et puis les endorphines ont agi et j’ai réalisé que c’était tout à fait normal la tristesse n’est pas un obstacle au bonheur si on la prend comme un état passager…
En fait tout ça c’est normal vu qu’ils sont les êtres qui comptent le plus dans ma vie et que j’ai passé un mois génial. Mais je veux aussi qu’ils passent de bons moments avec leur mère et que ça la rende heureuse pour qu’à leur tour ils le soient tout comme ils me rendent heureux. Depuis que je raconte mes aventures brésiliennes à mes amis, famille ou proches j’entends souvent « penses plus à toi, si tu est heureux tes enfants le seront… » et j’avoue que c’est vrai mais j’ai envie de leur répondre que ça m’énerve (pour rester gentil car en fait ce serait plus agressif) mais en y réfléchissant je me dis qu’ils ne peuvent pas vraiment savoir pourquoi ça m’énerve si je ne leur explique pas, mais en gros chacun à sa définition du bonheur je crois…

Donc voilà JE SUIS HEUREUX, et ce qui fait mon bonheur entre autre choses c’est de voir mes enfants grandir, je suis heureux quand ils viennent me réveiller à 5h30 alors qu’il n’y a pas école car ils ont plus sommeil, je suis heureux quand ils me demandent chacun leur tour, après avoir attendu que je range le paquet, un bol de céréales, je suis heureux quand ils jouent 3 les ensembles sans un cri (ça arrive plus souvent qu’on le croit), je suis heureux quand il me dise « laisse-moi faire » et qu’ils y arrivent, je suis heureux quand ils échouent mais qu’ils recommencent car je leur montre que j’ai confiance en eux, je suis heureux quand je passe 30 min à lire une phrase de 5 mots avec mon aîné qui apprend à lire, je suis heureux quand ma fille sourie alors que la coiffeuse lui tire les cheveux alors que quand c’est moi elle crie à en faire trembler les fenêtres, je suis heureux quand mon dernier descende une pente tout seul sur son vélo sans pédales et que je le laisse faire même si j’angoisse à mort qu’il ne chute…
Pour ceux qui ne peuvent pas comprendre, et aussi car j’ai compris ça il n’y a pas si longtemps que ça, je suis heureux quand je vois les gens que j’aime autour de moi épanouis et heureux et ce depuis toujours. On pourrais appeler ça le bonheur par procuration si on est assez négatif, ce que j’ai été assez longtemps je l’avoue, mais en fait avec le recul je constate que cela m’a procurer énormément de joie mais surtout que c’est ma nature et que chaque fois que je lutte contre ça je suis malheureux.
Lorsque j’était enfant je me souviens que je voulais que mes parents soient contents et j’essayais de faire ce qu’il fallait pour ça, plus tard ado et jusqu’à ce que je me mette en couple j’avais peu d’amis mais ceux que j’avais était comme de la famille et j’accordais beaucoup d’importance aux moments que je passais eux ou avec chaque membre de ma famille, j’ai des souvenirs heureux à ne plus savoir qu’en faire.
Dans mes relations amoureuses j’ai toujours été exclusif et du coup par la force des choses, passionné et fidèle, faisant en sorte de rendre ma partenaire heureuse autant que je pouvais. Lorsque que j’ai rencontré la mère de mes enfants je me suis investi à 100% même si la coupure avec la famille a été soit trop lente soit trop douloureuse…
Depuis que mes enfants sont là je consacre mon énergie à faire leur bonheur.
Dans chacun des cas j’ai fait, ou j’étais prêt, à tout faire pour les personnes avec lesquelles je partageais ces instants, attention cela ne veut pas dire n’importe quoi non plus et j’ai constaté que beaucoup ne comprenait pas, que ce soit mes relations par rapport à ma famille ou bien ma famille par rapport à mes relations…

2 ans de bonheurS donc pour toutes ces raisons, car rien ne sert de ressasser les mauvais moments, ils ne sont pas inutiles au contraire si on sait apprendre de ses erreurs mais ils n’aident pas du tout à aller de l’avant et pour mes enfants il faut que j’avance que je me construire un avenir où ils pourront s´épanouir…
Donc je me risque à dire que mes enfants sont ma vie mais que ma vie ce n’est pas mes enfants (comprenne qui voudra)

Je remercie ma mère d’avoir le courage de se remettre en question et inconsciemment de me montrer qu’on peut changer à tout âge, je remercie mon père de sa franchise et de rester fidèle à lui même cela m’aide à envisager mon avenir, même si dans les 2 cas ça peut-être pesant des fois.
Je remercie tous les autres membres de ma famille, et de ma belle-famille qui participe à ma vie et l’on rendu ou continue à la rendre aussi intéressante.
Je remercie les amis ou les connaissances qui m’entourent au quotidien sans intérêt aucun mais juste par choix ou bonté, ils sont la preuve qu’au-delà de la naïveté la gentillesse engendre la gentillesse….
Je remercie mes enfants d’être là simplement

Je pourrais tracer un bilan plus négatif de ma vie, mais je préfère voir mes réussites que mes échecs, mes 20 ans avec ma famille avec quasiment chaque été aux mêmes endroits et avec les mêmes personnes, 10 ans de vie commune avec une personne que j’ai aimé, mes 6 ans de paternité avec tous les bouleversements que cela a engendré, mes 2 ans au Brésil,  mes 1 an seul (enfin en tant que père célibataire)…
Tout ce que j’ai entrepris ou l’ai réussi ou cela a fini par aboutir sur une autre opportunité, je n’ai pas de regrets et je penses que c’est important pour avancer et surtout ça permet d’avoir confiance en l’avenir et de se battre pour le façonner comme on veut.

Le mois qui vient s’annonce long, mais je me demande déjà si je vais avoir le temps de faire tout ce que j’ai prévu…
rendez-vous dans 1 ans pour 3 ans de bonheur… où que cela puisse être ;P

– Attendez pas d’être heureux pour vivre, vivez en étant heureux car personne ne le fera pour vous –

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