L’éducation au Brésil, comment cela se passe ?

Cela fait longtemps que je voulais écrire à ce sujet alors je vais essayer de ne pas écrire un roman malgré tout, ça va être difficile, je rappelle que ceci est mon expérience propre et ne reflète pas la façon dont cela se passe dans tout le pays.
De plus en cette période d’élections le sujet et vraiment d’actualité
Pour rappel voici les données de base arrivé en mai 2013 avec 3 enfants de 4, 2 et 1 ans, et la volonté de leur faire suivre une éducation qui leur permette d’avoir ce qu’il faut pour faire ce qu’ils ont envie, avec malgré tout une contrainte de taille cela doit nous coûter le moins cher possible voir être gratuit.

Solutions possibles:
– le réseau public, gratuit, près du lieu d’habitation et desservi par les bus scolaires (en général), prend les enfants en charge à partir de 2 ans révolus dans une crèche en journée pleine, après à partir de 4-5 ans c’est école et là c’est demi-journée matin ou après-midi suivant les places. A noté qu’en ce moment il y a une réforme en cours pour passer en « tempo intégral » (journée entière) mais cela fera l’objet d’un autre post car il y a des choses à dire là aussi.
– les écoles privées (particular), payantes donc, un peu partout, du berceau presque jusqu’à l’université ou plus, toute la journée. Suivant l’âge, la qualité, le temps et le lieu dans le DF il faut entre R$300 (le moins cher que j’ai trouvé dans la ville à côté) jusqu’à R$1500.
– la garde à domicile par une « baba » (nounou), pas testé donc je ne développerai pas
– l’école française de Brasília LFFM (Lycée français François Mitterand), potentiellement gratuite si obtention bourse (car étant français), situé à 35km environ, les cours vont de 7h45 à 12h45 pour la primaire et maternelle pour le moment, à partir de 3 ans révolus comme en France.

Pour des raisons de calendrier et autres la solution de l’école française n’a pu être appliquée à notre arrivée en mai 2013, donc on a du se rabattre sur les solutions locales avec nos moyens. Pour plus d’informations je ferais un billet sur cette école.

L’aîné ne parlant pas encore portugais en arrivant et personne ne travaillant pas nous avons attendu un peu avant de les mettre à l’école. Mais bon au moment de choisir ladite école il s’est avéré qu’il fallait attendre la rentrée, c’est à dire février ici, du coup ça a laissé bien le temps aux enfants de s’adapter.
En effet pour intégrer le réseau public depuis 2012 il faut s’inscrire sur une liste général avec son adresse et ses préférences, similaire au système français finalement, sauf qu’ici c’est assez récent et donc pas encore bien rodé. Bref la période pour faire cela se situe au mois novembre, les dates varient d’une année à l’autre, il faut aller se renseigner dans un centre pédagogique d’éducation proche ou téléphoner au 156.

Donc en février l’aîné de 5 ans rentrera à l’école « normale », ma fille de 3 ans rentrera en crèche et pour le dernier qui est du mois d’avril et bien il faudra attendre 2015 et attendant trouver une solution de garde, c’est à dire une crèche/école particulière.
On a eu la chance car les 2 « grands » ont pu aller dans des écoles assez proches, pour le dernier ça été une autre histoire au début.

L’école

L’aîné est rentré à « l’école », je vais expliquer les guillemets. De 8h à 12h30 dans une classe de 15-20 élèves, il aura un uniforme (enfin un tee-shirt) mais non-obligatoire avec le nom de l’école, qui a été donné en 2 exemplaires cette année, apparemment avant c’était payant.
Dans l’école il y a des jeux des salles de classes, bref rien de bien différent de la France.
Question éducation malheureusement et pour plusieurs raisons, c’était catastrophique. Mon fils est sorti de France à la fin de la moyenne section de maternelle et commençait à savoir compter et reconnaître les lettres, après 7 mois dans cette école aucune évolution, pire j’ai noté une régression lorsqu’il a réintégré le cycle français.

Pour résumer, faute de moyens et de personnel dans les écoles de ce type car c’est assez général, sont surtout des sortes de garderies.
Les profs ont des salaires de misère et ne sont pas reconnus, donc ils sont absents au moins 3 ou 4 jours dans le mois, de plus les réunions diverses ont lieux en général pendant les heures de cours et donc les enfants sont priés de rester chez eux, il n’y a pas de réunion parents-profs. A noter que j’ai l’impression que la notion de professeur remplaçant n’existe pas ici.
Pendant cette période tout ce que mon fils a ramené à la maison ont été des dessins, aucun cahier d’évaluation ou similaire et le cahier de correspondance servait uniquement pour l’annonce des événements, le plus souvent la veille pour le lendemain, et essentiellement pour avertir que la maîtresse serait absente.
Donc si possible éviter cette solution, évidemment après on peut très bien tomber sur une bonne école car il y en a malgré tout mais vu qu’on ne choisi pas l’affection c’est pas évidement.

La crèche

Pour ma fille crèche donc, à cette âge-là c’est comme une petite école, en gros ça ressemble à une petite section de maternelle. les horaires vont de 7h30 à 17h avec 5 repas et environ 2-3 adultes formées par classe.
Il faut préciser qu’en raison du manque de structures publiques les municipalités passent des conventions avec les crèches privées et donc en on bénéficie gratuitement.
Pas d’uniforme mais par contre un système assez rigide de carte avec photo de l’enfant pour le récupérer est en place, même pour les parents. A chaque non-présentation c’est noté et au bout de 3 fois elle sort de l’école 3 jours, ça emmerde bien les parents c’est vrai mais je ne vois pas le gain pour l’enfant qui n’a rien à voir, pour la pédagogie il doit y avoir une différence culturelle que je ne saisi pas. Comme on trouvait cela trop rigide et ça mous a valu quelques petits affrontements surtout quand c’est pas le même qui emmène et va chercher l’enfant.
A part ça cette structure, géré par une sœur catholique, mais avec en enseignement religieux peu prononcé, était bonne niveau éducation et je recommande.

La crèche-école particulière

Maintenant le dernier, à notre arrivée 1 an tout juste, le plus compliqué sans doute comme en France en fait mais en moins structuré.
Donc pour trouvé une structure adapté ils faut aller à droite et à gauche glaner des informations, car aucun centralisation, visiter, comparer les prix mais pour vérifier les qualifications des personnes encadrantes c’est une autre histoire.
En gros j’ai vu 3 types de structures :
– les grosses structures enregistrées auprès des autorité avec cantine (sans ce cas il a y obligatoirement un nutritionniste), dortoir, aire de jeux, piscine souvent, et personnel qualifié. Evidemment tout ça n’est pas donné entre R$700 et R$1000
– les particuliers, en gros une nourrice, j’en n’ai pas eu l’expérience en France dont e ne peut comparer, mais ici j’ai l’impression que tout le monde peut ouvrir sa maison pour recevoir des enfants. Il y a des affiches à tous les coins de rue « cuida-se de crianças » donc pas difficile en général de trouver mais aucun moyen d’assurer du bon traitement de ses enfants à part rester vigilant
– les mixtes, c’est à dire un endroit qui ressemble à une garderie, avec plusieurs personnes pour s’occuper des enfants et des salles réservés au activités des enfants

Au départ on a opté pour la 2ème solution car il y a avait une structure a côté de la maison et l’après-midi on y laissait aussi l’aîné, par contre il fallait aller le chercher à l’école. Mais surtout on a eu un doute sur le bon traitement des enfants enfin surtout du cadet par rapport et ce que nous rapportait l’aîné n’était pas vraiment rassurant donc on a arrêter. Donc rebelote pour chercher une autre structure, cette fois connaissant un peu plus j’ai demandé à l’école de l’aîné ou allaient les enfants l’après-midi et on m’en a indiqué une à 200m.
J’aurais du commencé par là car en plus de s’occuper des petits, donc du cadet, elle recevait les enfants jusqu’à 6 ans. Pour couronner le tout la responsable allait tout les jours chercher des enfants dans l’école de mon aîné et donc plus besoin d’aller le chercher pour le changer d’école.
Cette solution, mixte, était pas la meilleure mais me convenait en mettant tout les éléments dans la balance et cela coûtait R$300/jour/enfant et les jours ou l’aîné n’avait pas classe on pouvait le laisser toute la journée.

 

Donc pendant quelques mois ça a fonctionné comme ça jusqu’à la rentrée au LFFM, je parlerais plus tard de l’organisation actuelle qui est plus complexe étant donné ma situation personnel et la localisation du LFFM.
Ce que je retient de cette expérience et que bien que le « système » brésilien soit plus souple et offre plus d’alternative il est généralement plus coûteux surtout si on a plusieurs enfants en bas-âges.
Le Brésil est très attaché au bien être des enfants car ils y a beaucoup de cas de maltraitance ou de problèmes familiaux et cela conduit des fois à des situations bizarres mais d’un point de vue général ce bien-être va dépendre de ton porte-feuille.

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