Pourquoi au Brésil un homme ne doit jamais réagir contre une femme – Partie 2

Cet article fait suite à celui posté il y a 2 ans, vous pouvez le consulter ici : Partie 1

À l’époque je n’avais eu que des menaces de la part de mon ex-épouse, oui ça peut paraître bizarre mais dans l’histoire que je vais raconter ben la victime c’est bien moi.
Vous l’aurez compris cet article va être un plus détaillé et personnel car il y a un impact réel et des conséquences importantes dans le cas ou une femme décide d’utiliser cette fameuse loi de la Lei Maria da Penha pour vous nuire, même si vous n’avez jamais eu aucun problème avec la justice.

En effet comme je le disais dans l’article précédent, cette loi est très puissante et nécessaire dans ce pays mais comme toute « bonne » chose ou outil, il y a toujours des personnes qui vont l’utiliser et en abuser à de mauvaises fins.
Ceux qui lisent ce blog ont déjà compris que les relations avec mon ex-épouse sont plus que chaotiques, sans que je connaisse  la raison de cette haine cela abouti à des situations hallucinantes comme une possible sentence de prison ou autre.
Pour faire court, je vais détailler ensuite, une femme et a fortiori une mère peut utiliser cette loi comme elle veut, sans preuve et autant de fois qu’elle le veut. L’application, qui va de la mesure protective à une peine de prison ferme, est immédiate. En gros dans ce cas de figure la présomption d’innocence n’existe pas, car la sentence est appliqué avant d’entendre l’accusé. Et dans ce cas les policiers ou autres écouteront toujours la parole de la femme et lui donneront du crédit avant que vous puissiez prouver le contraire.

Donc après plusieurs années de menaces, cette aimable personne avec qui j’ai été marié 10 ans et avec laquelle j’ai eu 3 enfants a décidé de mettre ces menaces à execution, voyant que je ne cédais plus à ses exigences et pour continuer à ne pas respecter les termes du divorce etc… Pour cela elle a simplement été à la Delegacia de Policia (commissariat) de sa ville pour faire un Boletim de Ocorrência (dépôt de plainte) et 2 jours après j’était sur le coup d’une mesure restrictive (distance de 200m et aucun contact autorisé, même pour parler à aux enfants)
Je ne vais pas m’étendre sur les conséquences et désagréments engendrés par cette mesure comme les heures passées au tribunal, l’argent dépensée, les absences au travail et l’impossibilité de voir ou communiquer avec les enfants car ce n’est pas le sujet mais je vous laisse imaginer…
J’ai décidé de faire cette article car c’est déjà la 2ème fois que cela arrive et ceci seulement 2 semaines après l’annulation de la 1ère mesure protective, qui a quand même était effective sans fondement (jugement rendu) pendant 4 mois.

Donc je vais plus parler, même si je ne comprends toujours pas comment cela est possible de fonctionner ainsi, des motifs et de ce qu’elle a utilisé pour actionner cette loi. Il suffit  d’une partie de message d’ailleurs qu’elle presente aux autorité pour être directement envoyé à un juge qui décide l’application, mais cela peut également être juste sa parole, pas besoin de fournir de preuve pour qu’une mesure protective soit appliquée immédiatement.
Je vais donner des exemples concrets pour montrer à quelle point cette loi est puissante et comment, dans le cas contraire (menaces contre moi) la loi est quase inexistante ou inapplicable :
– La première fois, elle a utilisé une réponse que j’avait faite suite à des menaces et insultes proféré contre ma famille et dans laquelle je disait que je prendrait des mesures, judiciaires évidemment. Mais comme je l’ai dit, il suffit de prendre seulement la partie qui interesse pour le présenter au juge.
– La deuxième fois, après d’innombrables sms et appels répétés de sa part en PCV et malgré mes demandes incessantes depuis des années lui demandant de cesser, elle a utilisée une réponse dans laquelle je lui demandais s’il elle était bête, sourde ou aveugle et que je ne lirais pas ni ne répondrais. Une fois encore elle n’a gardé que la partie « intéressante » pour elle.

Il faut savoir que concernant le deuxième cas, j’ai déjà fait des réclamations aux autorités et même déposé une plainte pour harcèlement concernant les messages et les appels car évidemment  cela n’avait jamais aucun rapport avec les enfants, mais il n’y a jamais eu de suite et elle a continuer.
D’autre part, et c’est là où on mesure l’effet pervers du machisme exacerbé au Brésil mais qui se retourne comme les hommes (enfin les pères surtout), l’année dernière elle m’avait insulté lourdement et même menacé de mort, devant des représentants de l’état. Un rapport de leur part a été fait, une plainte a été déposée mais la seule conséquence à été une convocation à une audience de conciliation et près d’un an plus tard, alors même que les menaces avait été proférées lors d’une tentative de conciliation.

Évidemment dans chaque cas il faut prendre un avocat car il s’agit d’une plainte criminelle et donc compter sur les « Défenseurs Publiques » pour cela est risqué même si aucune preuve ed menace n’est présenté. Pendant ce temps-là la demande de mesure protective est évidemment gratuite.
Les moyens pour endiguer tout cela sont très limités, en effet même après avoir reconnu le non fondement de la première plainte de mon ex et même après que mon avocate demande des sanction pour fausses déclarations et pour le prejudices subits, le juge a classé l’affaire sans conséquence pour mon ex. Et il y a de fortes chances que cela ce reproduisent une fois encore.

Bref même si cela va un peu à l’encontre des convictions en tant que féministe et même si je suis conscient que finalement ben c’est un juste retour des choses après des siècles de sexisme, violences, misogynie institutionnalisés, il faut mieux être averti, en tant qu’homme méfiez-vous de vos exs au Brésil, surtout si vous avez eu des enfants.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *